Actu : Retrouver le Coup du RoiRETROUVER le « coup du roi »
Les bartavelles de Pagnol
• Héroïnes des dernières pages de «La gloire de mon père», les bartavelles provençales, connues un peu plus au nord, sous le nom de perdrix royales viennent aujourd’hui au secours de leurs très proches cousines, les perdrix rouges, dans le combat engagé par les chasseurs de Charente pour enrayer la disparition du petit gibier et préserver la biodiversité.
Ainsi que de nombreuses espèces de petit gibier
(perdrix grises, faisans, lapins de garenne, canards colvert…) la perdrix rouge est de plus en plus rare dans les campagnes charentaises.
Urbanisation, pollution, nouvelles pratiques agricoles,…les raisons de cette raréfaction sont nombreuses
Dans le cas de la perdrix rouge, il convient d’ajouter à ces différents facteurs nocifs son hybridation très répandue avec sa cousine «choukar».
Originaire d’Asie mineure, les perdrix choukar ont fait l’objet d’élevage et de lâchers massifs dans les années soixante-dix.
Elles se sont croisées avec l’espèce endémique de perdrix rouges d’Europe de l’ouest, au détriment des « autochtones », puisque l’hybridation affaiblit sérieusement leurs facultés de reproduction.
D’où la nécessité d’utiliser des oiseaux de « souche pure » pour mener les opérations de repeuplement.
Des «experts» à la rescousse
Il est pratiquement impossible de différentier à l’œil nu une authentique perdrix rouge d’un hybride. Seul un test génétique peut y parvenir.
Ce test a été mis au point par le laboratoire rochelais Genindexe, à partir de l’analyse de plumes d’oiseaux naturalisés issus de collections antérieures à l’introduction du choukar (la chaîne ADN se conserve plusieurs siècles).
C’est à partir de ce test qu’a été créée la souche de perdrix rouge, baptisée «La Royale » en hommage à Pagnol et à ses bartavelles.
Issue de la collaboration entre la Fédération de Charente Maritime et M. Houssineau, un éleveur de ce département, « La Royale » est maintenant labellisée.
«La Royale» est dotée d’un caractère sauvage très prononcé et possède un taux de survie intéressant: on retrouve à peu près 70% des oiseaux lâchés au bout de 6 mois.
Cette « marque déposée » est encadrée par un cahier des charges très strict.
Une traçabilité assure, des conditions d’élevage strictes
Les reproducteurs doivent être exempts de phénotype choukar, d’origine française et génétiquement purs (test GENINDEXE).
Les oiseaux labellisés sont isolés dans l’élevage
Ils sont marqués par bague «quick»
En poussinière (1 jour à 4 semaines)
– 35 oiseaux maximum au m2
– Litière sèche et épaisse de copeaux de bois dépoussiérés jusqu’à l’âge de 5 semaines
– Première sortie en prévolière à partir de 4 semaines si les conditions climatiques sont favorables (pas de pluie et température supérieure à 15°C sous abris)
En prévolière (4 à 7 semaines)
– Marquage lors du passage en prévolière entre 4 et 6 semaines.
– 5 oiseaux par M2 maximum
– Sortie le jour en prévolière à partir de 5 semaines avec préau, 6 semaines sans préau.
– La poussinière reste ouverte pour permettre aux oiseaux de rentrer.
Des pouillards bien lâchés
Lâchers de pouillards (8 à 14 semaines) en été avec cages de rappel dans laquelle sont laissés deux oiseaux. Utilisation d’agrainoirs identiques à ceux utilisés pendant la phase d’élevage. Les 5 cages de rappel sont positionnées sur le territoire et un minimum de 50 oiseaux est lâché. Les lâchers doivent être réalisés avant le 15 août.
Un gibier bien géré
Mise en place d’agrainoirs abreuvoirs sur le territoire, à proximité des parquets ou des cages de rappel Nombre, Période de nourrissage, Responsabilité de l’entretien à définir, fiches de responsables.
Culture à gibier à proximité des zones de lâchers.
Jachère environnement faune sauvage.
Quotas de prélèvement
Jours de chasse
Période de chasse
Des lâchers inscrits dans un projet associatif
Enfin, les Chasseurs Côté Charente qui investissent 95 000 € sur 5 ans pour l’amélioration du petit gibier.
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