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Grandeur nature : Les espèces

une gestion précise et essentielle


Une surveillance sans relâche et parfois sportive…


Quelques exemples…

*Chaque année en mars, 483 chasseurs , observateurs bénévoles, parcourent quelques 11 592 km à pied pour déterminer l’évolution de la population de chevreuil.
*Cause majeure des dégâts agricoles, les « compagnies » de sangliers font l’objet d’une étroite concertation entre les chasseurs, les propriétaires forestiers et les exploitants agricoles, qui permet de fixer des objectifs de population, de prélèvement ou de niveau de dégâts admissibles.
*En ce qui concerne le lièvre, un relevé du nombre des animaux prélevés a été mis en place , afin de développer au niveau local des modèles de gestion de l’espèce( comptages, surveillance sanitaire, mise en place de réserves de chasse qui contribuent à la sauvegarde des reproducteurs…)


Le plan de chasse, un indispensable outil de gestion.


*L’objectif du plan de chasse, c’est avant tout d’éviter la disparition , mais aussi la surpopulation de certaines espèces sur un territoire, en maîtrisant la quantité voire la qualité des prélèvements : Pour un territoire déterminé, il fixe le nombre maximum et le nombre minimum d’individus d’une espèce à prélever.
*En France, le plan de chasse est obligatoire pour le cerf, le daim, le mouflon, le chevreuil, le chamois et l’isard, et facultatif pour d’autres espèces pour tout ou partie d’un département.
En Charente, le plan de chasse est obligatoire sur l’ensemble du territoire départemental pour le sanglier.
*Les chasseurs ne peuvent prélever un animal soumis au plan de chasse qu’après avoir obtenus une autorisation (arrêté préfectoral), après que le détenteur de droit de chasse en ait fait la demande
avant le 10 mars de chaque année.
*Pour chaque animal attribué, le détenteur du droit de chasse retire auprès de la Fédération des Chasseurs un dispositif de marquage (bracelet) à apposer, préalablement à tout transport, sur l’animal mort . Chaque dispositif de marquage est porteur d’un numéro d’identification distinct et une fois fermé, il ne peut être rouvert et n'est donc pas réutilisable.
*Chaque année le détenteur du droit de chasse doit effectuer un compte rendu de réalisation du plan de chasse et le transmettre à la Fédération des Chasseurs.

Poil à poil, plume à plume….


Gibier sédentaire de plaine et de bois


Le lièvre fréquente tous les milieux, de la plaine au bois. Il est caractérisé par des pattes arrière très développées et de longues oreilles à l’extrémité noire. Le lièvre mâle est appelé bouquin. La femelle est appelée hase.



Le lapin de garenne ne prospère vraiment que si les sols sont secs, filtrants et permettent de creuser des terriers. Les adultes pèsent entre 1 et 2 kilos. Leurs oreilles sont petites et sans tache noire à leur extrémité. Leurs pattes arrière sont plus courtes que celles du lièvre.



Le chevreuil est un hôte des forêts, des boqueteaux. Le chevreuil adulte pèse généralement de 20 à 30 kilos. Son pelage est roux en été et gris-bun en hiver. Le chevreuil mâle est appelé brocard. Il porte des bois caducs, c’est-à-dire qui tombent chaque année. Son arrière-train est marqué d’une tache blanche, le miroir, en forme de haricot. La femelle est appelé chevrette et ne porte pas de bois. Son miroir a la forme d’un cœur.



Le cerf se rencontre aujourd’hui presque exclusivement en milieu forestier. Un mâle adulte pèse de 160 à 250 kilos et porte des bois et non des cornes. La femelle, la biche, pèse de 90 à 130 kilos et ne porte pas de bois. Le pelage des cerfs et des biches est roux et gris-brun en hiver. Le nombre de cors, appelés aussi andouillers, ne permet pas de déterminer l’âge du cerf. Quand un cerf porte cinq cors de chaque côté, soit un total de dix, il est appelé cerf dix-cors.



D’un poids moyen égal à la moitié de celui des cerfs et des biches, les daims sont très rares à l’état sauvage mais ils sont, en revanche, fréquents dans les parcs et les réserves. Les mâles portent des bois qui tombent chaque année.

Le sanglier a un corps massif et sa tête est munie d’un groin puissant. Les mâles peuvent peser 150 kilos, voire davantage. Les femelles, appelées laies, dépassent rarement 100 kilos. Les canines inférieures du mâle sont appelés défenses et ses canines supérieures grès. Chez la laie, les canines sont appelées crochets. Défenses, grès et crochets sont des armes redoutables.



Très abondant en France, le renard sait remarquablement s’adapter aux changements des milieux naturels. On le rencontre dans les bois et les champs cultivés, mais aussi à proximité des villes. Il pèse de 5 à 10 kilos.



Le putois fréquente tous les milieux surtout les zones humides. Il est essentiellement carnivore et recherche les lapins de garenne. Il mange aussi des grenouilles, des poissons, des rats musqués et des petits mammifères. On le reconnaît à son pelage presque noir et aux marques blanches de sa face.

Originaire d’Amérique, le ragondin a été introduit et élevé en Europe pour sa fourrure. Il a maintenant colonisé de nombreux fleuves, rivières et étangs. C’est un herbivore qui peu peser jusqu’à 10 kilos. Il commet des dégâts dans les cultures et creuse des terriers dans les berges.



Le rat musqué, originaire d’Amérique comme le ragondin, est parfaitement bien adapté au milieu aquatique. Il pèse en moyenne un kilo et mange essentiellement des végétaux mais aussi des moules d’eau douce. Il creuse des terriers et construit parfois des huttes.

Le faisan est un oiseau de lisière qui recherche les milieux variés. Le plumage permet de distinguer au premier coup d’œil le coq de la poule. Avant sept semaines, le faisandeau a un plumage beige. Quand il atteint sept semaines, le jeune coq prend un plumage coloré.



La perdrix grise fréquente les plaines cultivées. Parvenue à l’âge adulte, la perdrix grise pèse environ 400 grammes. Tous les coqs portent sur la poitrine un fer à cheval de couleur brun foncé. Certaines poules en portent également un.

La perdrix rouge fréquente principalement les espaces semi-ouverts, pierreux, avec des haies et des buissons. La perdrix rouge d’âge adulte pèse environ 500 grammes. Il est très difficile de distinguer par le plumage le coq de la poule.



Les oiseaux de passage


Trois espèces de pigeons sont chassables : Le pigeon biset, ancêtre du pigeon de ville, est caractérisé par un croupion blanc. Le pigeon colombin a un plumage uniformément bleuté. Le pigeon ramier est le plus commun. Dans le sud il est appelé palombe.



Toutes les espèces de grives sont partiellement migratrices, c’est-à-dire que certains individus sont sédentaires et d’autres migrateurs.La grive musicienne est la plus commune. Son chant puissant et mélodieux lui a valu son nom. Son plumage est brun et blanchâtre avec, sur le ventre, de nombreuses taches noires.

La bécasse des bois est un oiseau migrateur et arrive mi-octobre. Elles sont fidèles à leurs lieux d’hivernage d’une année sur l’autre. Les plus fortes concentrations sont observées dans les départements du littoral de la Manche et de l’Atlantique.



L’alouette des champs est présente en France toute l’année. Dès octobre, les effectifs locaux sont renforcés par les populations migratrices venues du Nord. En période de reproduction, on peut, dès l’aube, écouter les mâles affirmer, en chantant leur territoire.

Le vanneau huppé est présent en France toute l’année. Il se nourrit essentiellement d’insectes, de graines et de vers de terre.




Le gibier d’eau


Le canard: Le colvert est le plus connu et le plus commun des canards de surface. Il est présent sur l’ensemble du territoire français. Le mâle est plus coloré que la femelle, mais il connaît en début d’été une mue complète de son plumage.




Les oiseaux de passage


Les bécassines: Comme son nom l’indique, la bécassine des marais fréquente les marais mais aussi les tourbières et les prés humides. A l’envol, elle fait entendre un cri caractéristique. La bécassine sourde est plus petite. Son bec est nettement plus court. Elle ne crie pas à l’envol.

La foulque macroule vit l’hiver en grandes bandes sur les étangs, sur les lacs et sur les fleuves. Les adultes sont caractérisés par une plaque frontale et un bec blancs.




Espèces protégées


Nettement plus petit que le vison d’Amérique, le vison d’Europe vit le long des cours d’eau forestier. L’assèchement des zones humides lui est fatal et il ne subsiste guère que dans les départements côtiers de la façade ouest de la France.

L’épervier d’Europe est un rapace commun dans le bocage et en milieu forestier. Son régime alimentaire se compose surtout de petits oiseaux, qu’il attrape en volant très rapidement le long des haies ou des lisières.

L’autour des palombes est un rapace forestier de taille moyenne qui se nourrit surtout d’oiseaux et, notamment, de geais, de corneilles et de pigeon. Il attrape aussi les lapins de garenne. La femelle est beaucoup plus grosse que le mâle et elle peut s’attaquer à des lièvre.

Les faucons forment une grande famille, dont le représentant le plus commun est le faucon crécerelle. Comme chez l’autour et chez l’épervier, la femelle, appelé forme, est plus grosse que le mâles, appelé tiercelet.

Les aigles sont de grands rapaces aux longues ailes et au bec puissant. Ils sont souvent charognards et, rappelons-le, totalement inoffensifs pour l’homme. Le plus commun est l’aigle royal.



L’outarde canepetière est un oiseau migrateur qui fréquente les plaines ouvertes et céréalières entre avril et juillet. Elle tire son nom de son vol, qui évoque celui du canard, et du chant particulier (« prett prett prett ») qu’émet le mâle au cours des parades nuptiales.



Les espèces protégées


Agréée en tant qu’association de protection de la nature conformément à l’article 40 de la loi de 1976 relative à la protection de la nature, la Fédération Départementale des Chasseurs de Charente travaille, depuis une décennie, à la protection de 2 espèces patrimoniales : l’Outarde Canepetière et le Vison d’Europe. Ces 2 espèces fréquentent des milieux ordinaires, et les opérations menées sur leurs habitats profitent à toute la faune, dont la faune cynégétique.